Le Blogue de Maurice Roussel

Les habitations de nos ancêtres bretons

Mis en ligne le 15 mai 2023

Nos ancêtres Rouxel du pays d'Évran dans les Côtes du Nord, étaient pour la plupart des métayers c'est à dire qu'ils travaillaient à leur compte comme laboureurs, éleveurs ou producteurs de produits de la ferme, y compris des fruits, des légumes, etc. Les métayers s'engageaient selon les termes d'un contrat de matayage et tous les produits étaient achetés et revendus par les propriétaires qui, pour la plupart, étaient des gens de la petite noblesse qui exploitaient les terres agricoles. Chaque métairie avait son propre village et les métayers pouvaient y construire leur maison familiale.

Nos ancêtres en Bretagne vivaient dans des maisons de pierres dont certaines pouvaient atteindre jusqu’à trente mètres de long et qui étaient couvertes d’un toit de chaume. La bâtisse était séparée en deux parties : d’un côté l’habitation familiale et de l’autre, l’étable pour le bétail.

Le grenier servait à entreposer le grain et le fourrage et la partie habitation comprenait une salle commune dans laquelle se trouvait une cheminée et une dalle-vaissellier cintrée en pierre. Accolée à cette dalle, une porte donnait accès à l’étable.

La maison rurale était construite en fonction des conditions climatiques du pays. Généralement, la maison était orientée vers le sud et cette façade comprenait les portes et les fenêtres, le côté nord étant presque entièrement dépourvu d’ouvertures.

Les matériaux utilisés pour la construction de la maison étaient recueillis dans les environs et se composaient de granit, grès, argile, sable etc. Sur le chantier, on creusait un trou d’argile ou de sable qui servait au malaxage des produits de maçonnerie. Le bois des poutres provenait d’arbres abattus dans les environs et les poutres étaient équarries à proximité du chantier. Dans les endroits où la pierre était moins disponible ou trop dispendieuse, on n’en utilisait que pour la fondation seulement, et les murs étaient érigés avec un mélange de terre, de paille et de chaux.

À l’extérieur on retrouvait un puits et un four à pain. Le puits était construit le plus près possible de la maison et souvent on devait trouver la source avant de décider de l’emplacement de la maison. Le four était également placé près de la maison. Les murs étaient recouverts d’un mélange de sable et d’argile, blanchi à la chaux. Non loin de la maison, on érigeait les bâtiments annexes dont une porcherie et un poulailler. Avant que les habitants s’installent dans la maison, il était coutume de la faire bénir par le recteur. Cette coutume s’est perpétuée dans plusieurs régions du Québec jusqu’aux milieux du vingtième siècle.

L'ameublement

Les meubles de nos ancêtres bretons étaient rustiques. Ils étaient construits avec du bois de chêne, de châtaignier ou de merisier. Souvent, on faisait appel à des artisans nomades pour construire le mobilier nécessaire dans une nouvelle maison. Ces nomades s’installaient dans une ferme où ils étaient logés et nourris. Leur salaire variait entre quatre et douze sols par jour.

L’armoire était l’un des meubles les plus importants dans la maison paysanne. Sa forme était la même partout mais sa décoration variait suivant les régions. Le répertoire décoratif s’enrichissait de différents thèmes: oiseaux, fleurs, motifs religieux et scéniques.

Le lit clos mesure environ deux mètres de long et 1,2 mètre de large. On y pénètre par une ouverture sur la façade. On trouvait aussi des lits de coin et des lits à colonnes.

Le vaisselier servait à ranger la vaisselle courante, qui se composait d’écuelles de bois ou d’étain ainsi que de cuillères. Ce vaisselier comportait des étagères superposées ainsi qu’un râtelier pour les cuillères. Certains modèles comprenaient un garde-manger dans la partie supérieure. On appelait souvent ce meuble un "porte-écuelles".

La table faisait souvent office de maie. Le dessus en deux parties glissait sur un coffre qui servait de garde-manger. La table était supportée par quatre pieds robustes. Elle était entourée de bancs de conception très simple.

Les ustensiles en usage étaient les marmites, les poêles à frire et des petits bassins d’airain. Dans chaque foyer, il y avait évidemment une galettière avec son toune-crêpes. On utilisait aussi des tamis, des barattes à beurre, des charniers à viande et des marmites.

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À propos de l'auteur

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Maurice Roussel est à l'origine de l'Association des Roussel d'Amérique qu'il incorpora en 1996 et administra bénévolement à titre de secrétaire-exécutif jusqu'en avril 2003 alors qu'il décidait de créer un Centre de documentation généalogique et historique sur le web.

Ce Centre de documentation qui contient la totalité des résultats de ses recherches sur les origines françaises des familles Roussel d'Amérique a été mis gratuitement à la disposition des Roussel du monde sur Internet de mai 2003 à mars 2022.

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