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Le Blogue de Maurice Roussel

Jacques Roussel devient cultivateur et prend femme

Mis en ligne le 24 juillet 2022

Le 10 janvier 1750, Jacques Rouxel, accompagné de ses amis, se présente chez Augustin Plourde où l’attendent sa future épouse, Marie-Geneviève, 20 ans, sa mère Angélique Miville-Deschênes et plusieurs parents et amis. Le notaire royal Joseph Dionne de Sainte-Anne, viendra rédiger l’acte de vente d'une terre entre Lancognard et Rouxel. Du même coup, il rédigera le contrat de mariage de Jacques et Marie-Geneviève.

Jacques Rouxel est accompagné de son hôte Joseph Lévesque et de ses amis Nicolas Lemère et Guillaume Brillant. Pierre Lancognard, le vendeur, est accompagné de sa femme Madeleine Dubé. Au temps du Régime français, il n’était pas question de se départir d’un bien sans l’assentiment de sa conjointe. Les parents et amis de Geneviève sont aussi présents : son frère Pierre, sa sœur Marie-Madeleine avec son mari François-Robert Lévesque, son parrain Augustin Plourde et sa femme Marie-Madeleine Lévesque sont également présents, ainsi que ses cousins François Bérubé et Joseph Plourde, sa sœur Marie-Madeleine, ses cousines Ursule Lévesque ainsi que Catherine, Madeleine et Angélique Plourde.

Dès l’arrivée du notaire Joseph Dionne, celui-ci procédera d’abord au contrat de vente parce que la veuve Angélique ne laissera aller sa fille qu’à un cultivateur bien établi. Installé sur la table de la salle familiale, le notaire Dionne exécute la rédaction du document. Dans le contrat de mariage, il fallait inscrire l’inventaire des biens apportés par les futurs époux dans la communauté. Marie-Geneviève, pour sa part, apportait une vache à lait, deux moutons, cinquante livres en argent qui lui revenaient de la succession de son père, feu Mathurin Bérubé. De plus, deux perches et treize pieds de terre de front par quarante arpents de profondeur que lui avait abandonnés sa mère par un acte de donation. Quant à Jacques, il apporte sa terre qu’il venait juste d’acquérir et tout ce qui pourrait lui échoir de la succession de son père.

On est encore dans le temps des Fêtes, toute la seigneurie prends du bon temps et on a le goût de se partager des cadeaux particulièrement dans cette atmosphère de noces. Et le notaire inscrira tous les cadeaux qui sont promis séance tenante, par les amis de Jacques et Marie-Geneviève.

Pierre Lancognard et François Lévesque vont signer l’acte de vente et le contrat de mariage, car ni Jacques Roussel, ni Marie-Geneviève Bérubé, ni la mère de cette dernière ne savent signer leur nom. Ceci peut surprendre à prime abord, mais il faut savoir qu’à l’époque, dans les provinces françaises comme en Nouvelle-France, l’instruction était réservée à la noblesse. Comme nous l’avons vu précédemment, les paysans et les roturiers n’avaient pratiquement pas accès aux écoles. On peut dire que la grande majorité des colons français venus en Nouvelle-France étaient analphabètes.

En effectuant l’achat de sa terre, Jacques Roussel marquait la participation des familles Roussel au défrichement et au développement de notre terre d’Amérique. Avec Geneviève Bérubé, il marquait le départ de ce qui allait devenir l’une des belles progénitures canadiennes-françaises.

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À propos de l'auteur

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Maurice Roussel est à l'origine de l'Association des Roussel d'Amérique qu'il incorpora en 1996 et administra bénévolement à titre de secrétaire-exécutif jusqu'en avril 2003 alors qu'il décidait de créer un Centre de documentation généalogique et historique sur le web.

Ce Centre de documentation qui contient la totalité des résultats de ses recherches sur les origines françaises des familles Roussel d'Amérique a été mis gratuitement à la disposition des Roussel du monde sur Internet de mai 2003 à mars 2022.

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